2017 rime avec changement chez KissKissBankBank

L’entreprise française de financement collaboratif, KissKissBankBank prévoit d’importants changements pour 2017. La plateforme fait partie des plus importantes en Europe et connaît aujourd’hui une croissance très marquée. Elle compte à l’heure actuelle un peu plus de 300.000 membres qui ont été conquis depuis son lancement en 2010. L’ancienne ministre de l’économie numérique, Fleur Pellerin fait, depuis peu, parti du conseil d’administration de la société afin de partager ses connaissances réglementaires et aider au développement de la société. 

kisskissbankbank

L’ancienne ministre de l’économie numérique au conseil d’administration

On ne saura certainement jamais si le créateur de KissKissBankBank, Vincent Ricordeau avait déjà dans l’optique de recruter Fleur Pellerin lorsqu’il a rédigé le pacte d’actionnaires. Une chose est sur, son arrivée au conseil d’administration représente un très beau coup de communication. Le cofondateur de la société raconte que le groupe avait ouvert son capital à Orange en février 2016, un siège avait été gardé vacant pour « une personne indépendante qui ne serait pas impliquée dans l’opérationnel ».

Nous voilà maintenant, 9 mois plus tard, avec l’ancienne ministre de l’Economie numérique qui rejoint KissKissBankBank après l’avoir aidé à grandir indirectement. En effet, elle a été à l’origine des avancées réglementaires en matière de financement participatif. « Elle le fait en toute amitié » reporte Vincent Ricordeau souhaitant mettre de côté la question du salaire. Sa mission sera de « nous aider à identifier et à parler aux bons interlocuteurs, et à prendre les bonnes décisions » déclare-t-il. Du côté de Mme Pellerin, elle a tout juste créé le fonds d’investissement en capital-risque : Korelya. Elle a également déclaré les rejoindre « parce qu’ils m’ont fait l’amitié de me le demander ». Son arrivée au conseil d’administration ne devrait pas être liée à une quelconque nouvelle augmentation de capital. En effet, cela fait à peine un an qu’elle a levé 5,3 millions d’euros lors de sa dernière levée de fonds.

Objectif international

A l’heure actuelle, le principal objectif de la start-up française est de réussir à s’étendre à l’international. Le créateur précise notamment s’intéresser particulièrement au continent africain pour les mois et années à venir. Outre cela, le plateforme souhaite également obtenir le statut de conseiller en investissement participatif (CIP) que l’autorité des marchés financiers (AMF) est à même de lui fournir. Ce dernier lui permettrait d’étendre son offre sur différents aspects du financement participatif. L’idée sous-jacente serait de réunir les différents plates-formes déjà existantes derrière une seule et unique solution technologique. Cette étape semble apparemment indispensable « pour devenir une vraie fintech » déclare le créateur.

Crowfunding et banques, amis ou ennemis ?

Le développement de ce type de plateformes pourrait fortement porter atteinte à l’offre de prêts proposée par les différentes banques. Même les banques en ligne, qui proposent pourtant des taux très attractifs sur les prêts, risquent d’avoir du mal à rivaliser face à des plateformes qui permettent à un individu de financer son projet grâce la « crowd » qui signifie « foule », « public » en anglais. A l’instar d’une banque qui prêterait à son client de l’argent en échange d’un taux d’intérêt définit, les plateformes de crowdfunding sont des intermédiaires entre des agents en besoin de financement souhaitant réaliser un projet, et des agents en capacité de financement, prêts à investir dans le projet. L’énorme avantage réside donc dans le fait qu’il n’y ait pas d’intérêt à payer. L’investisseur récupère son argent si le projet ne peut pas être lancé. Si le projet peut être lancé et aboutit, alors, il touchera des avantages en nature ou financiers (selon les conditions définies dans l’offre).

Malgré tout, selon les experts, les plateformes de crowdfunding ne représentent pas réellement une menace pour les banques en ligne et les établissements traditionnels. En effet, il s’agirait de deux type de demande différents. Les banques et les plateformes seraient donc deux acteurs complémentaires sur le marché des prêts. Par conséquent, pour les crédits normaux « habituels », les banques devraient conserver leur position. Dans les années à venir, il y aura très certainement des fusions – acquisitions entre les établissements bancaires et ces nouvelles start-up qui ont le vent en poupe.

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