REVELATIONS: Le rapport du CNRS qui flingue les Bogdanoff

Vendredi 15 Octobre 2010 à 14:01 | Lu 125406 commentaire(s)

Marianne publie cette semaine une enquête sur les jumeaux les plus célèbres du PAF. Avec de larges extraits d’un rapport du CNRS ridiculisant leurs thèses de doctorat. En exclusivité sur Marianne2, voici la totalité de l’argumentaire scientifique.

Dans le milieu scientifique, c’est un peu l’Arlésienne. Beaucoup en ont entendu parler, certains en ont lu des bribes, mais peu l’ont tenu entre leurs mains. Et pour cause : ce rapport interne du comité national du CNRS est enterré depuis novembre 2003, date à laquelle il a été remis. Rédigée à la demande du directeur du département Sciences physiques et mathématiques du CNRS et du président de l’université de Bourgogne, cette enquête devait statuer sur le niveau scientifique et sur la qualité de l’évaluation des thèses de doctorat soutenues par Igor et Grichka Bogdanoff.

Et pour statuer, pas de doute, les experts mandatés par le CNRS ont statué. Sans la moindre ambiguïté ! Leurs conclusions sont assassines : « Ces thèses n’ont pas de valeur scientifique », « Le jury a constaté l’insuffisance des connaissances en physique de l’auteur», « La rigueur mathématique est étrangère à la rédaction de ce texte », « Rarement aura-t-on vu un travail creux habillé avec une telle sophistication », peut-on lire au fil des 8 pages de préambule… La suite de ce véritable festival dans Marianne daté du 16 octobre, avec la contre-enquête que notre collaboratrice Nathalie Gathié consacre aux jumeaux de la « science fictive ».

Nos lecteurs scientifiques se régaleront entre-temps avec les 16 dernières pages du rapport (que nous présentons ici), celles qui démontent point par point la mascarade de leurs thèses de doctorat, et la défaillance des institutions qui les ont validées. Un bref rappel des faits : le 26 juin 1999, Grichka Bogdanoff se voit accorder le doctorat de mathématiques pour sa thèse sur les « Fluctuations quantiques de la signature de la métrique à l’échelle de Planck », présentée à l’université de Bourgogne. Le 8 juillet 2002, c’est au tour d’Igor, recalé 3 ans auparavant, de recevoir le même titre en physique théorique pour sa thèse « Etat topologique de l’espace-temps à l’échelle zéro ».

Aussitôt, les milieux scientifiques s’enflamment. Comment les travaux fantaisistes de ces hurluberlus peuvent-ils être reconnu par l’université française ? Devant l’ampleur de la polémique, un rapport d’évaluation est demandé aux présidents des sections 1 (mathématiques) et 2 (physique théorique) du Comité national de la recherche scientifique, puis ensablé dans la foulée. En voici aujourd’hui les conclusions.

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