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L’AMF se félicite de l’évolution de la publicité financière

L’Autorité des Marchés Financiers vient de publier un rapport mettant en lumière l’impact de la Loi Sapin II. En interdisant désormais la publicité sur certains produits financiers et en limitant les messages publicitaires de manière plus générale, le gendarme des marchés financiers contribue ainsi à réduire les pertes des épargnants français. Cependant, elle réaffirme son combat contre les arnaques financières, et tire le signal d’alarme sur les crypto-monnaies.

amf bitcoin

Meilleure communication sur les produits financiers

De manière générale, l’année 2017 a été plutôt bonne pour l’AMF : les établissements financiers ont réalisé de vrais progrès au niveau de leur communication pour mieux mettre en avant les risques liés aux placements proposés. L’AMF et l’ACPR expliquent qu’en « matière d’épargne, la situation d’améliore ». Il reste cependant encore des efforts à faire afin de sécuriser au mieux l’épargne des français.

Les établissements offrant des produits tels que l’assurance auto, l’assurance santé, les livrets épargne ou encore les crédits à la consommation ont retravaillé leur communication afin de mieux éclairer les prospects sur les différents risques de chacun de ces produits. Au niveau de l’assurance-vie, qui est aujourd’hui le placement préféré des français avec près de 1.700 milliards d’euros d’encours, l’AMF constate que 85% des publicités affichaient une « communication équilibrée, conforme aux recommandations ».

Au delà de ces produits institutionnalisés, l’AMF se félicite également d’avoir interdit les publicités sur des produits financiers très spéculatifs, à l’instar du marché des changes et des options binaires. Sur l’année passée, les publicités illégales ont baissé de 70%. La Loi Sapin II, qui est entrée en vigueur en 2016, a largement pénalisé tous les sites de bourse qui ont largement du réduire et adapter leurs messages commerciaux.

 

Si de nombreux acteurs mondiaux offrant du trading en ligne ont décidé de se retirer du marché français, certains ont réalisé un vrai travail pour se conformer aux attentes du régulateur. Cela n’est pas toujours facile à l’instar du courtier IG qui vient d’écoper d’une amende de 700.000 euros pour manquement à ses obligations légales. En parallèle, le régulateur s’inquiète que les français n’investissent pas suffisamment sur le marché des actions pour soutenir le financement des entreprises françaises.

Méfiance autour des crypto-monnaies

Si les produits institutionnalisés sont toujours mieux encadrés, l’essor des crypto-monnaies est un vrai challenge pour l’Autorité des Marchés Financiers. En l’occurrence, l’année 2018 montre que de nombreux particuliers ont été arnaqués par des plateformes peu scrupuleuses : les pertes se chiffres déjà à 9 millions d’euros sur les 4 premiers mois de l’année.

L’AMF travaille donc sur la prévention et la communication sur ces nouvelles devises électroniques, pendant que le Conseil d’Etat s’avère lui assez conciliant (il a d’ailleurs décidé d’alléger la fiscalité sur les profits réalisés sur les crypto-monnaies).  Elle appelle ainsi les particuliers à « la plus grande prudence » face à ces produits financiers d’un nouveau genre, et dont la volatilité représente un risque considérable de perte en capital. Sur l’année 2017, le gendarme des marchés financiers explique également qu’il a pris plus de 390.000 appels de français, dont la majorité représentent des questions bancaires (portées sur les comptes bancaires, les crédits et autres moyens de paiement).

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