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Carte Fnac Mastercard : un moyen de paiement avec cashback

Les solutions de paiement ne cessent de se multiplier à l’heure actuelle. Mardi 2 mai 2017, c’est la Fnac qui s’est faite remarquer en lançant sa carte Fnac Mastercard, une nouvelle solution de paiement très intéressante qui permet à ses possesseurs de toucher une prime à chaque achats ou retrait. Avec l’arrivée de Orange Bank (le 6 juillet prochain), le lancement de Carrefour Banque ou encore ce type de nouvelle concurrence, les banques en ligne et traditionnelles actuelles ont de quoi s’inquiéter.

Fnac carte de paiement mastercard

Le programme d’adhésion s’enrichit

Il existait dores et déjà un processus de fidélisation des clients à la Fnac avec les comptes adhérant associés à la carte Fnac et Fnac+. Désormais, c’est un nouveau pas qui est passé pour l’établissement qui vient tout juste de lancer sa carte de paiement, en partenariat avec le Crédit Agricole et Consumer Finance. Cette dernière est parfaitement gratuite et sera valable pour une durée de 36 mois, période après laquelle vous devrez la renouveler. Contrairement à Carrefour Banque qui vient de lancer sa banque en ligne, la Fnac n’a pas (encore) sa propre banque. Par conséquent, votre carte Fnac sera directement rattachée à votre compte dans votre établissement bancaire actuel.

Contrairement à la carte fidélité classique qui existait jusque là, la nouvelle carte Mastercard vous permettre de réaliser des achats (ou des retraits) chez tous les revendeurs partenaires du réseau Mastercard, qu’ils soient physiques ou web. La raison du lancement de cette nouvelle carte s’explique d’une manière très simple. En effet, la Fnac est obligée de faire face à la concurrence grandissante d’Amazon qui ne cesse de gagner des parts de marché. Il est donc impératif pour l’établissement de trouver un moyen d’attirer, et de conserver, ses client. Afin de fidéliser ces derniers, la carte Mastercard Fnac a un énorme avantage : elle permet de générer une cagnotte sur chacun de vos paiements ou retraits.

Concrètement, à chacune de vos dépenses, 1% sera crédité afin d’être redistribué sous forme de chèques cadeaux. Cela marche aussi bien à la Fnac, bien évidemment, mais également chez tous les autres revendeurs, et même sur le site Amazon, LE concurrent de la Fnac. L’établissement espère ainsi fidéliser ses clients qui ont de plus en plus tendance à se tourner vers de nouveaux revendeurs, comme justement, le géant américain, Amazon. Ce système de cashback est encore très peu répandu en France. En effet, d’après une étude Xerfi réalisée en 2016, seulement 10,9% des Français serait membre d’un tel type de programme. Les sites spécialisés étant, à l’heure actuelle, iGraal ou encore eBuyClub. Tout laisse à penser que cela va fortement se développer. A titre de comparaison, le site Amazon aux Etats-Unis a un système de cashback qui monte à 5% du total des achats réalisés sur le site.

Une concurrence toujours plus poussée pour les banques

Les banques, qu’elles soient en ligne ou traditionnelles ont de quoi se faire du soucis à l’heure actuelle. En effet, on constate véritablement une multiplication des solutions qui s’offrent aux consommateurs pour contourner les établissements bancaires traditionnels, jugés bien trop chers. Alors que l’offre des 6 banques en ligne actuelles est déjà bien attrayantes, de nouveaux acteurs ne cessent de s’attaquer au marché. Mi avril, Carrefour a ainsi lancé son offre Carrefour banque à 5€ (prix de la box) puis 1€ par mois. Cette offre, accessible à tous (aucune condition minimale de revenu) risque très fortement de porter un gros coup aux banques traditionnelles dont le coût annuel en 2016 s’élevait en moyenne à 193 euros.

Comme si cela ne suffisait pas, Orange Bank va être lancée le 6 juillet prochain. Tout comme free sur le marché des télécoms, l’offre du géant Orange est bien lancée pour bousculer le marché. En effet, le compte sera gratuit, il n’y aura aucune condition d’ouverture de compte et de nombreux autres avantages. On pourrait encore citer le compte sans banque, Nickel, récemment racheté par BNP Paribas. Au final, on constate vraiment une mutation dans le secteur financier qui n’est pas prête de s’arrêter. A ce sujet, les établissements traditionnels ont prévu de grosses enveloppes d’ici 2020 pour s’adapter aux nouvelles technologies. A titre d’exemple, la BNP Paribas à prévu d’y investir 3 milliards d’euros, la BPCE 0,75 milliard et le groupe Société Générale, 1,5 milliard.