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La banque en ligne, elle aussi victime du coronavirus ?

Le secteur bancaire est toujours touché de plein fouet pendant les crises. Si en 2008 il s’agissait d’une crise financière (avant d’enchainer sur une crise économique), la crise sanitaire actuelle pénalise lourdement tous les établissements. Cela concerne aussi bien les banques de réseau traditionnelles que les banques en ligne. Nous faisons le point.

Trio Banque en ligne

Le support client au ralenti

Si les banques de réseau traditionnelles ont évidemment réduit leurs effectifs dans les agences physiques qui restent ouvertes, c’est aussi le cas pour les banques en ligne. La majorité des établissements ont communiqué sur les réseaux sociaux leurs nouvelles horaires (restreintes). C’est par exemple le cas de BforBank qui a décidé de ne pas offrir de support client le samedi, et de limiter les horaires de contact téléphonique de 9h à 18h en semaine. Chez Monabanq, le support est assuré de 9h à 18h en semaine, et de 9h à 16h le samedi, nous indiquent nos amis de Presse-citron, qui relaient un tweet officiel.

Si le support client pâtit du confinement des salariés, c’est aussi le cas pour la partie « ouverture de compte ». Encore une fois, nos amis de Presse-citron ont expliqué que Boursorama Banque était dans l’incapacité de fournir un support suffisant pour gérer le flux classique de nouvelles ouvertures. La banque en ligne numéro un en France a stoppé toutes ses communications pour ne pas surcharger ses effectifs.

Les néo-banques en forte hausse

Si les banques en ligne et les banques de réseau ont du mal à assurer l’assistance, les néo-banques ne cessent d’annoncer de nouvelles fonctionnalités pour leurs clients. C’est le cas par exemple de Revolut, qui, en une semaine, a annoncé supporter le trading sur l’or (pour ses clients Revolut Premium et Metal) ou encore un compte destiné aux jeunes entre 7 et 17 ans.

Il va de soit que même ces dernières sont pénalisées par l’accalmie du moment. Les clients n’utilisent que très peu leur carte bancaire, ce qui pénalise les revenus de tous ces établissements, y compris les néo-banques. Les crédits sont également en chute libre – que ce soient des prêts à l’habitat ou des crédits à la consommation. Bien qu’il ne rapporte plus grand chose, le livret d’épargne pourrait être le grand gagnant de cette nouvelle crise sanitaire.